• Le retour de la fée

    Eh, non, je ne suis pas morte, j'ai survécu à la rentrée, à la vision d'horreur d'étudiants amorphes et avachis en salle de TD, aux grèves, aux manifs, bref, je suis là, je suis de retour.

    Comme je l'avais promis, la suite des aventures féériques en Allemagne, mais comme ça fait un bail, je résume à fond.

    En 2 mots: ça a été l'éclate perpétuelle pendant 3 jours. Toutes ces conversations sur les ions moyennement rapides avec les spécialistes de la spécialité, c'était top. Non, vraiment... Limite j'ai même pas eu envie de tester le complexe piscine-sauna-jacuzzi-hammam de l'hôtel tellement les ions c'est trop ma vie.

     Le seul couac dans cette grande communion d'esprit, c'est quand un chercheur coréen nous a affirmé dans son exposé que  les ions moyennement rapides, ce n'est pas la technique la plus performante dans certains cas. Silence glacé dans l'assemblée, on lui fait les gros yeux, qu'est-ce qu'il vient de dire là, non mais ça va pas... Heureusement, quelques vieux routards de l'ion moyennement rapide l'ont travaillé au corps jusqu'à ce qu'il avoue, que, bon, peut-être, ce n'est qu'une question de revoir une ou deux équations pour que cela change. Bon, ça va, ouf, on lui pardonne son égarement et il pourra même faire la pause goûter avec nous s'il ne recommence pas.

    Pour détendre un peu l'atmosphère, dans l'exposé suivant, un chercheur allemand ventripotent s'est mis à nous mimer les électrons qui poursuivent un ion moyennement rapide. Cheveux au vent, il court de droite et de gauche, il s'agite, il est à fond dans son sujet. Qui a dit que les allemands étaient plutôt austères?

    A part ça, la nourriture, super (oui, les ions moyennement rapides c'est bien mais il ne faut pas que ça empêche de penser à des choses plus terrestres). Qui a dit que la nourriture allemande, c'est pas terrible? J'ai mangé de très bonnes tomates mozza et des super sushis (et des pommes de terre, oui. Et des saucisses aussi, oui).

     

    Bon, je vous passe l'épisode du banquet, la visite à la fabrique de porcelaine kitsh mais après ces 3 jours épatants, je suis rentrée, non sans un déchirement, dans notre douce capitale. Je suis arrivée en pleine fête de la musique: pas un métro qui ne soit blindé de monde, pas un tram ou un bus qui circule normalement, d'où un long trajet à pied au milieu des fétards à trainer ma lourde valise jusque chez moi. Sur le chemin, je me suis fait un copain: un jeune homme, charmant au demeurant, qui au bout de 5 minutes de conversation passionnante ("Tu fais quoi dans la vie?" "Et tu vas où avec ta grosse valise?") a estimé que nous étions devenus suffisament intimes pour me dire sur le ton de l'évidence "Bon, on va faire l'amour?".

    Aah, la France, son vin, ses fromages qui puent et surtout ses hommes au style si subtil... même 3 jours à discuter d'ions moyennement rapides ne pourront jamais les remplacer.

     


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